20.10.2009
La vie continue...
J’ai décalé mes différents rendez-vous et je ne suis allée récupérer mon « petit monstre », comme disent certains amis, que ce mois. J’y suis allée en avion, Denis m’attendait avec les petit monstre. Toujours aussi beau (pas Denis ! Quoique lui aussi ! Mais ça importe peu !). Denis en a bien pris soin, et finalement, n’a pas parcouru tellement de kilomètres avec. C’est avec délice que je me suis glissée derrière le volant. Ci-dessous, vous trouverez une photo d’une des soeurs de mon petit monstre. Absolument identique, y compris dans la couleur (il me semble que c’est celle que l’on voit le plus)

Vous imaginez que je ne pouvais pas retrouver mon petit monstre, sans le pousser au maximum au moins sur quelques kilomètres ! Et où peut-on le faire librement ? En Allemagne, bien sûr !
J’ai attendu le soir pour partir, lorsqu’il y a moins de monde sur les autoroutes, direction Lampertheim, au nord de Mannheim où j’avais rendes-vous avec Gatito, et un de nos amis allemands. Je laisse le soin à Gatito de lui trouver un surnom, et de vous parler de nos ballades.
Le rencontrer est une bonne thérapie. Même lorsque je suis triste, il trouve le moyen de me faire rire. Même si avec la présence de notre ami, il était moins « loco » que lorsque nous sommes seuls. Notre ami, originaire de l’Allemagne du nord, reste toujours froid, réservé. Mais c’est la première fois que je le voyais autant rire. Je dis « froid », mais son amitié est très forte.
Regard méfiant du veilleur de nuit lorsque je suis arrivée et ai demandé après mes amis. Une femme avec deux hommes.... Gatito m’a dit qu’auparavant, il avait eu un regard également méfiant, deux hommes dans la même chambre... Il nous racontait que ses collègues (pour ceux qui ne le connaissent pas, Gatito travaille dans un hôtel) sont nombreux à immédiatement supposer que dès que vous partagez une chambre, même à deux lits, vous couchez... Tout comme ils (je devrais dire « elles » car ce sont plus ses collègues féminines) tentent de savoir qui couche avec qui, lorsqu ils ont des clients réguliers pour descendre dans l’hôtel. Les veilleurs sont cuisinés pour savoir s’ils se rendent compte de qui découche dans quelle chambre....
Avec Gatito, nous sommes redescendus de suite. Lui aussi aime la vitesse, et je l’ai emmené faire un tour, poussant le petit monstre au maximum.
Tu raconteras la suite, Gatito ?
11:41 Publié dans amis, Quelle famille !, Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.12.2008
fin de l'escapade
Nous avons été pris dans une véritable tempête de neige ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la route était à nouveau recouverte d’un épais tapis blanc. Cela m’a rappelé le bon temps lorsque je vivais encore en Suisse ! Nous nous sommes arrêté au village pour dîner, le temps que les chasses-neige fassent leur travail, ensuite, nous avons repris la route. Vraiment, son chalet à beau être au milieu de nulle part, ils dégagent la route devant chez lui-même à une heure tardive !
Les bonnes choses ont une fin. Retour à l’aéroport, vol sans histoire, ensuite une course contre la montre, sur la moto, pour rejoindre l’autre aéroport et sauter dans mon avion (en vol, me souffle Xin-Xin) pour prendre mon service. Ah! C’est quand même plus agréable que d’être passagère !
Le réveil fut brutal. J’étais un peu perdue. Etait-ce la corne de brume d’un navire en perdition? Dans ces montagnes peu probable. La charge d’un éléphant? Tout aussi improbable...
Non, c’était Gianni qui me réveillait comme je le lui avais demandé. Paraît-il que je ne m’étais pas réveillée par la douceur, donc, il était passé à la vitesse supérieure. Il jouait du cor de chasse. Sauf qu’il ne sait pas en jouer. Il se vengeait aussi d’une fois, il y a si longtemps, où c’était moi qui l’avais réveillé en sursaut... La vengeance est un plat qui se mange froid, comme on dit.
Souvenez vous bien de ne jamais, mais alors jamais demander à Gianni de vous réveiller ! Ni de jouer du cor !
Le sacripant m’a dit qu’il ferait cadeau de son cor pour Noël à Xin-Xin pour qu’il continue cette nouvelle tradition « les réveils d’Evita »
14:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.12.2008
Un cerf
Dites, pourquoi n’a-t-on jamais l’appareil photo sous la main quand il le faut ? (surtout moi qui n’en ai pas !) Alors que j’atteignais les dernières marches en sortant de chez Gianni, j’ai vu un superbe cerf traverser la route ! Ce qu’il était gros ! Le temps de réaliser, il était déjà parti. C’est la première fois que j’en voyais un à l’état sauvage.

Gianni... Tu me le vends, ton chalet ?
10:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.12.2008
Sacripant ! Es-tu certain d’être A ?
Nous avons été skier. Nous avons loué mon équipement. Ski de fond. Longue ballades en forêt. J’aime les forêts sous la neige ! de belles randonnées sans jamais rencontrer personne ! Un peu de descente aussi. Et quand je vous disais qu’il ne vit pas en ermite, il connaissait le loueur de skis… j’ai eu droit à une superbe réduction ! 100% !
Certains diront que le ski, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas… Vrai ! Mais le premier jour j’ai quand même chuter plusieurs fois !
Le lendemain, juste avant de quitter le chalet, j’ai vu Gianni arriver avec une corde et… un oreiller ! Il voulait que je me l’attache sur les fesses ! Sacripant !
Tout comme il me taquinait, avec un tube de crème à la main :
« veux-tu que je te masse les fesses ? »
Sacripant ! Es-tu certain d’être A ?
08:45 Publié dans Asexualité, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : asexualité, voyage
13.12.2008
l'Ermitage ?
C’est une bonne odeur de café et de pain chaud qui m’a réveillée. Ces pains ! Gianni les fait lui-même. De bons petits pains, blancs et complets. Je les mangeais sans rien mettre dessus. Depuis mon retour, j’ai du mal à me réhabituer au pain du commerce.
Durant la nuit, la neige était encore tombée, en une couche épaisse, et je regardais assez perplexe la route toute blanche, ma voiture recouverte de neige… Hé ! Comment allais-je repartir si la neige persistait ?
Gianni me rassura. Le chasse-neige ne devrait plus tarder. Car il y a d’autres riverains, vivant encore plus « loin de la civilisation » que lui, à l’année. Et effectivement, peu de temps après, j’ai vu le chasse neige passer. Un peu tard si vous devez prendre votre travail de bonne heure et loin !
Nous avons pris cette route, ce chemin forestier, qui en fait, mène très loin, rejoint une autre route nationale, et tout le long, par-ci par-là vous trouvez des maisons et des fermes isolées. Un peu trop à mon goût. Surtout trop loin d’une ville digne de ce nom et, pire encore, loin d’un aéroport.
Lorsque Gianni m’avait écrit « pas de voisins », c’est effectivement vrai : les plus proches sont à plus d’un kilomètre.
A propos, son chalet s’appelle « l’Ermitage »
L’Ermitage… ce qui ne veut pas dire que Gianni vit en ermite ! il semble connaître tout le monde
10:29 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.12.2008
Chez Gianni
Comment c’est chez Gianni ?
J’aurais bien aimé illustrer de quelques photos, mais Gianni n’y tient pas. Je respecte sa volonté, mais j’ai l’autorisation de décrire. De toutes manières, vous savez bien que je en fais plus de photos depuis des années.
Normalement, on entre de plain pied directement dans une sorte de grande pièce, où toutes les autres communiquent. Comme il n’aime pas cela, et plus particulièrement en hiver à cause du froid, il a créé une sorte de sasse en plaçant un meuble sur la droite, et une lourde tenture devant.
Passé la tenture, vous êtes donc dans cette pièce qu’il a aménagée en bibliothèque, et avec les meubles (en bois) de la terrasse qu’il rentre pour l’hiver.
A droite, dans toute la largeur de la maison, le salon salle à manger, avec une cheminée.
Un passe plat, et une porte battante, entre la salle à manger et la cuisine.
Cuisine équipée très petite, étroite (tu deviendrais fou dedans, Gatito !) Une petite porte même à une sorte de mini-cave. Comment vous la décrire ? je n’en ai jamais vu de pareille ! Lorsque vous arrivez en bas des marches, vous avez 3 « pièces » ; une devant, une de chaque côté. Mais leur sol est au niveau de vos genoux et le plafond au niveau de vos yeux. Parlons plutôt de niches que de pièces ! est-ce ce que l’on appelle un cellier ?
Ensuite les toilettes, puis la salle d’eau.
La chambre d’amis, assez petite et la sienne
Tous les murs sont en bois, mais recouverts de vernis de différentes couleurs.
C’est confortable, mais assez spartiate. Comme Gianni le dit, tant qu’il ne vit pas à plein temps, il préfère ne pas investir. On ne sait jamais, avec le risque de cambriolage, même si l’on se croit au bout du monde (les voleurs savent trouver le bout du monde). D’ailleurs, on ne verrouille le porte d’entrée que lorsqu’on part loin.
Il a déjà eu des offres d’agences qui cherchent à louer des meublés à la semaine pour les skieurs et amateurs de randonnées en montagne. Il hésite à le faire.
11:05 Publié dans amis, Asexualité, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.12.2008
escapade
A peine débarquée, je me précipitais à l’agence de location de voitures. Certes, il m’avait bien proposé de venir me chercher, mais j’aime mon autonomie. Et puis, je pouvais enfin reconduire une voiture ! Cela me manque quand même ! Mais actuellement, pour des raisons pratiques, je préfère n’utiliser que la moto chez moi. Par la suite, on verra. L’idéal serait d’avoir les deux ! (Xin-Xin, investis dans une voiture ! OK ?)
J’atteignais les contreforts de la montagne. Il neigeait. Je déteste conduire une voiture que je ne connais pas en montagne lorsqu’il neige. Cela n’a pas manqué d’ailleurs : dérapages dans certains virages serrés. Heureusement, sans conséquence.
Traversée du premier village après le col, continuer jusqu’au suivant, tourner à gauche, le traverser et continuer… je suivais les indications… la route se rétrécissait, les maisons s’espaçaient. Heureusement que je n’arrivais pas de nuit ! J’aurais été perdue ! Prendre la route de gauche à la bifurcation, pas celle de droite. Continuer… la route devenait de plus en plus étroite. Impossible de croiser un autre véhicule sans que l’un ne cède le passage. Par chance, il ne neigeait plus.
Cela me paraissait long !
Enfin ! enfin le panneau attendu : interdit à tout véhicule sauf aux riverains.
Ici, la route devient un chemin forestier. « environ 6,600 km après le panneau » m’avait-il écrit. Compteur à 0.
7km… 8km… j’avais dû louper la maison. C’est vrai qu’il était écrit au dos de la photo : « pas de voisins, la montagne devant, la montagne derrière… » (ce qu’il avait oublié de préciser : pas de portable non plus, les ondes ne passent pas !)
Demi-tour ! aux pas ! Scrutant les hauteurs. Ah ! dans ce sens là, on voit le chalet !
Je sortais. Il faisait froid. Mais l’odeur de neige mêlée à celle des sapins, quel délice. Et surtout pas cet air pollué.
La porte du chalet s’ouvrit, et il dévala les escaliers, comme à son habitude : pieds nus ! Dans la neige ! Mais comment fait-il ?
Il couru vers moi, imitant un jeune chien fou vous faisant fête. Puis il m’attrapa dans ses bras tout en entreprenant une sorte de danse. Il était déchaîné. Quel contraste avec le sérieux anglais !
Il attrapa ma valise d’une main, moi de l’autre, et on monta au chalet.
Oh ce plaisir d’y entrer ! le feu crépitait dans la cheminée du salon, les poêles ronronnaient dans les autres pièces.
Dehors, il neigeait à nouveau.
Je découvrais enfin la véritable antre de l’ami Gianni ! Je l’ai souvent visité, un peu partout dans le monde, mais jamais ici ! Je comprends pourquoi il aime tant y revenir, se désole de ne pas y trouver de travail (décent, dira-t-on). Quand on aime la montagne, les bois, ici, c’est un paradis !
Son antre, c’est bien le mot, car, rares sont ceux qui sont venus ici. Antre, ou cocon ?
08:40 Publié dans amis, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.10.2008
N.Y. le 11.09.2008...
Ce n’était pas l’année pour aller à NY ! Non, à cause des élections et de la présence des deux candidats ! Ce qui limitait considérablement nos déplacement en ce jour de commémorations.
Je ne pense pas que j’y retournerai un jour, mais je dois dire que c’était émouvant de se trouver aux milieux des autres personnes ayant vécu le même drame. Entendre les noms des victimes… Emouvant mais trop dur ! Je me suis isolée mentalement au point de pas entendre celui de Blas. Je m’en suis rendue compte qu’il avait été dit en sentant le poids de ma belle-mère sur mon bras qu’elle tenait, et en l’entendant pleurer.
Ma belle-mère était donc présente, avec mes belles-soeurs. Mon beau-père n’est pas venu. Pour lui, c’était jeter l’argent pas les fenêtres. En fait, ce sont mes parents qui ont payé le billet d’avion de ma belle-mère. Moi et mes belles-soeurs qui avons réglé sa chambre d’hôtel. Elle est très différente de la femme qu’elle était avant ! Avant, elle n’aurait jamais osé venir sans l’accord de son mari, même tous frais payés. Elle était si émue du geste de ma famille.
Voir ses filles indépendantes financièrement lui a aussi ouvert les yeux, elle s’est rendu compte de la liberté que cela nous offre, surtout si les maris sont aussi machos que le sien ! Elle voulait tout savoir de mon évolution professionnelle, et m’a même avoué une chose qui m’a surprise : « Blas était idiot de ne pas être d’accord avec ton choix professionnel ! J’espère que là où il est, il s’en rend compte ! » Quel revirement ! Elle était quand même la première à me dire, à l’époque, que le place d’une femme est d’être à la maison pour s’occuper de sa famille et de son ménage !
Son autre émotion tenait de ma présence, de me voir aussi émue 7 ans après. Nous avons beaucoup parlé. Elle m’a dit qu’il n’était pas sain pour moi de rester ainsi, fidèle à un mort, de ne pas avoir refait ma vie. Je n’ai pas voulu lui parler de mon asexualité. Je ne pense pas qu’elle comprendrait, non pas qu’elle vante la sexualité, mais simplement parce qu’une femme ne peut vivre seule (elle est toujours la même sur certains points !).
Prochaine visite de Ground 0: voir le mémorial. Nous ne pensons pas revenir pour les autres commémorations.
09:25 Publié dans Asexualité, Filles & femmes, Quelle famille !, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : asexualité, 11.09
28.08.2008
Mike
Je ne poste que très rarement des commentaires sur les autres blogs...
Alors, pour compenser... Je vais mettre des articles en concernant certains, et en particulier ceux dont les auteurs m'ont laissé des commentaires
Aujourd'hui :
Mike
Ils sont allé-e-s au Mali avec leurs élèves installer des capteurs solaires dans une petite commune rurale sahélienne.
19:24 Publié dans Associations, Blog, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, sahel, blog
16.08.2008
Mike
Je ne poste que très rarement des commentaires sur les autres blogs...
Alors, pour compenser... Je vais mettre des articles en concernant certains, et en particulier ceux dont les auteurs m'ont laissé des commentaires
Aujourd'hui :
"La vie pas franchement mouvementée d'un jeune expatrié français qui prend le soleil dans le pueblo magico de Tequila, Jalisco"
Ah ! Quelqu'un dans mon pays !
18:05 Publié dans Blog, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, mexique, blog




