20.12.2009

Au restaurant

Etes-vous déjà allé dans un restaurant, par exemple, avec quelqu’un de très beau ? Mais vraiment très beau ?
Normalement, lorsque vous commandez, la serveuse (ou le serveur), vous regarde tour à tour, en fonction de qui commande ou parle. N’est-ce pas ? Si vous avez une belle personne de l’autre sexe que le serveur (ou la serveuse), son regard sera peut-être attiré un peu plus souvent par elle. Ca, je le vis parfois. C’est flatteur même pour une asexuelle.
Mais avec Sonny !
Nous n’existions pas ! On nous jetait tout au plus un regard rapide... Les serveuses, aussi bien que les serveurs, ne pouvaient s’empêcher de le regarder, lui ! Si bien que généralement il passe toute la commande ! Mais c’est en le regardant, lui, qu’on demande pour qui tel ,ou tel plat ?
Il nous expliquait que parfois certaines sont tellement captivées qu’elles oublient d’inscrire sur carnet la commande, et il est obligé de répéter.
Et certain(e)s n’hésitent pas à glisser leur N° de téléphone sur un post-it collé aux billets ou à la facture ! Nous en avons été témoins !
Qu’est-ce que ce serait s’il était plus grand ?
Vous ai-je déjà dit : « Ce qu’il est beau ! » ? 

19.12.2009

Les hommes peuvent donc être aussi beaux ?

A l’époque, je vous avais dit combien je trouvais Sonny beau sur les photos.
J’ai enfin fait sa connaissance.
Eh bien, j’avais tord ! Il n’est pas beau, c’est plus que cela !
Que dire ?
Subjuguée ! Je suis littéralement subjuguée par lui !
Oh les filles ! Si vous le voyiez ! En dehors de sa petite taille, je n’ai jamais vu un homme aussi beau, même au cinéma ! Et rien à voir avec ces bellâtres qui crânent parce qu’ils se croient beaux ! Non, d’une simplicité et d’une gentillesse incroyables.
Je suis obligée de me pincer pour m’assurer ne pas avoir rêvé !
Et je ne suis pas la seule à le trouver beau.
Lorsque nous sommes allés nous promener, les hommes devant les femmes derrière, j’ai pu observer que même les Londoniens, que l’on pourrait croire blasés, se retournaient sur son passage ! Les femmes aussi bien que hommes !
Et ses dents ! C’est bien simple, j’ai cru qu’elles étaient fausses, mais non ! Deux rangées de perles ! Ses yeux ! Aaaaah !
Comment est-ce possible d’être aussi beau ? Ne vous faites pas de cinéma : je suis et je reste asexuelle ! Je parle en termes d’esthétiques, pas d’attraction sexuelle !

16.12.2009

Grippe H1N1, grippe politicienne ?

Une fois encore, je reçois un courriel d’une copine française sur les risques encourus avec le vaccin contre cette grippe. Or, depuis le début, chaque fois que l’on m’a fait suivre ce genre de courriels, les expéditeurs étaient politiquement à gauche. Les premiers que j’avais eu étaient même très politisés avec « le gouvernement / Sarkozy vous ment  (...) ». Étrangement, je n’ai jamais eu ce genre de courriels de la part des amis d’autres pays (excepté d'une Belge)
 Quoi qu’il en soit, la question ne se posait pas pour moi. J’étais vaccinée bien avant d’avoir reçu le premier courriel. Une des premières, à cause de mes déplacement  quasi-hebdomadaires au Mexique. Je n’ai eu aucune réaction par rapport au vaccin.

14.12.2009

Solidarité féminine

 Est-ce parce que je suis, en de nombreux points, un véritable garçon manqué, que je ne ressens pas cette solidarité féminine, dont on me parle tant ? Ni cette espèce de compétition entre les deux sexes ?
 En fait, je me suis rendue compte que Hsueh Ju est très mal entourée, avec ses deux copines d’enfance, vivant également à Londres. « c’est bien un homme ! » est leur leitmotiv, avec tout le mépris possible dans la voix. A se demander pourquoi elles sont casées toutes les deux ! Le problème est que Hsueh Ju est un peu trop influençable, et elle se laisse manipuler par les deux sorcières.
 J’essaye de ne pas trop m’immiscer dans leur couple,mais il me démange de dire à Hsueh Ju d’ouvrir les yeux, et de constater la perle d’époux qu’elle a ! Tout ce qu’il peut faire, ne serait-ce que supporter ses caprices et ses bouderies ! Je me demande combien d’hommes seraient capables de rester à ses côtés sans la plaquer ou la cogner ?
 Finalement, je suis surprise de voir le nombre de couples sur ce modèle, où un des conjoints est « insupportable »
 Je reconnais que je ne suis pas un cadeau, que ma relation avec Blas était assez explosive, mais, finalement, il n’y avait ni dominant, ni dominé. Nous étions plus dans le « donnant-donnant ». Nos querelles n ’étaient jamais vraiment profondes, et ne duraient pas (mais sans réconciliation sur l’oreiller ! Surtout pas !)
 Je me demande si je ne vais pas offrir « la mégère apprivoisée » à Hsueh Ju pour son Noël ?

12.12.2009

Intimité

Sur le blog de Cybelle, son billet du  octobre 2009, Intimité,  m’a inspiré cette réflexion. Je vous conseille d’aller lire son billet avant de poursuivre, pour mieux comprendre le mien. Petit résulté ultrarapide si vous n’avez pas le temps d’aller chez Cybelle  (mais ce serait un tort !). Un mari découvre le journal intime de sa femme, le lit (oh le vilain !) et découvre que si elle l’aime passionnément, elle ne supporte pas leurs étreintes. Atteint dans son honneur de mâle, il la quitte, sans même lui donner la possibilité de s’expliquer (oh le lâche !)

Extrait « Mais il était terrifié pace que apart l’amour il y’avait une contradiction qu’il n’avait pas su expliquer, sa femme n’aime pas coucher avec lui, elle ne supporte pas qu’il la touche, elle n’éprouve aucun plaisir, elle se sent malheureuse, mais elle ment pour ne pas le blesser, elle fait toute une comédie de frissons, de gémissements, elle arrive jusqu’à l’aborder elle-même pour ne pas qu’il sache qu’en réalité elle a envie de fuir quand elle le voit nu!»
Quelle contradiction ? Encore et toujours cette ânerie concernant la sexualité et l’amour, voulant, exigeant, que l’on éprouve désir et plaisir lorsqu’on est amoureux. Dans ce cas, pourquoi tant de femmes frigides, et pourquoi tant d’hommes volages ?

Premières constations : exemple parfait du complexe de beaucoup d’hommes avec leur virilité et les « prestations » qui en découlent. Ils ne peuvent imaginer être un mauvais coup. (et pourtant...)

Si ses étreintes ne comblent pas sa partenaire, que faire ? Je pense que si elle l’aime, elle simulera, pour qu’il ne se sente pas diminué (un gros nul, si vous préférez), par amour elle acceptera de jouer ce jeu, ne le repoussera pas, et,  comme le disait Gianni sur AVEN : elle ne prendra pas un livre pendant que... (pourtant, c’est vrai que ça démange de le faire ! Enfin, moi, c’étaient mes cours, non pas parce que Blas était nul au pieu, mais parce que le sexe m‘enquiquine.)

Extrait « C’était déjà tard pour se confesser, mais il y’a une leçon à tirer de cette malheureuse histoire, (comme dans les films américains), d’abord en couple il faut tout dire, le pire avant le meilleur »

Parler de la sexualité est si délicat. Comment expliquer à son partenaire que vous ne ressentez pas de plaisir ? Si vous avez déjà connu l’orgasme, vous pouvez le dirigez, mais si l’orgasme vous est inconnu, que faire ? Et comment dire à un homme, sans le froisser, que ce n’est pas l’extase ? Atteint dans sa dignité de mâle, ou il sera mortifié,  ou il vous accusera d’être la seule responsable.

Dans le cas de cette femme, comment dire que votre mari vous répugne ? Surtout lorsque vous aimez ! La seule solution est de simuler, si on y arrive. C’est hypocrite, mais qu’elle autre solution ?

Pour ceux qui l’ignorerait encore, je suis asexuelle jusqu‘aux bouts des ongles. Je n’ai jamais eu de désirs, même si je ne suis pas frigide. Dans ma relation avec Blas, contrairement à cette femme, j’ai pu m’exprimer avec lui. Il avait beau être très « macho » pour beaucoup de choses, avoir du mal à capter que je puisse éprouver du plaisir, mais ne jamais avoir envie, de nous « obliger » à des compromis mutuels (et lui donner ma bénédiction pour aller voir ailleurs). Oui, j’étais chanceuse avec Blas.

Je ne peux pas parler de cette « répulsion » évoquée dans le texte, même si j’avais une angoisse chaque soir en me couchant, à l’idée que Blas puisse avoir envie. Mais ça, je n’ai jamais pu le lui dire. Peut-être y aurais-je été forcée si nous avions vécu sous le même toit pendant des semaines, des mois. Mais lui à New York, moi en Europe, chacun tenant à son emploi... Ça aidait bien ! Et par la suite, si jamais nous avions vécu ensemble, les longs courriers m’auraient tenue éloignée de lui...

Extrait : « le lit c’est la vie »

 Jajaja ! « juste pour procréer » répondront les A dont je me fais la porte parole ici ! Je sais, pour les S, c’est différent !

09.12.2009

Questionnements

Dans mon précédent billet, je vous parlais de ce couple surprenant.
 Une fois encore, je me suis posé les mêmes questions sur ce qui peut pousser les gens à se mettre parfois en couple. Pour l’homme dont je vous parlais, le choix de la rombière est si surprenant. Surtout après la femme qu’il avait. Sympathique, beaucoup de classe, polie, tout l’opposé de sa nouvelle amie.
 La fréquente-t-il par peur de la solitude ? A cause du despotisme des hormones ?
 J’ai connu tellement de personnes qui se seraient faites enterrées avec leurs conjoints, et qui se remettent en couple plus ou moins rapidement, que je ne m’étonne plus vraiment, la seule curiosité en étant la cause : solitude ou hormones ?
 J’avais déjà évoqué le nombre de personnes s’indignant du fait que je reste célibataire depuis la mort de Blas. Il me semble impossible de leur faire comprendre que je n’en vois pas l’utilité. Même fréquenter un asexuel. Je n’irais pas jusqu’à me dire « aromantique » comme certains le font sur les forums asexuels. C’est plus mon côté indépendante qui me guide dans ce choix. On m’argumentera l’éternel : tu n’as pas rencontré la bonne personne. Peut être. Après tout, Blas avait réussi à franchir les barrières que le dressais autour de moi à l’époque. Mais je ne vous cache pas que j’espère bien que cela ne se reproduise jamais ! Je me vois plutôt en vieille mémère entourée d’une centaine de chat, qu’avec un seul mec !

08.12.2009

Etrange couple

J’ai profité de mon court séjour luxembourgeois pour revoir quelques connaissances. Je logeais chez Denis, le seul que je qualifierais d’ami sur place. Un des rares qui connaissent ce blog. Je suis allée voir mon ancienne voisine, la petite mamie. Qu’elle était heureuse de me revoir. Je lui manque beaucoup, le couple ayant pris ma succession ne se préoccupant guère d’elle. Heureusement, ce cher Denis s’occupe d’elle, même s’ils ne sont pas voisins. Elle m’a promis de me rendre visite en Angleterre lorsque j’aurai enfin ma maison. Sa petite retraite lui permet de voyager de temps à autres.
 En sortant de mon ancien immeuble, je me suis trouvée nez à nez avec un autre locataire. Un brave homme septuagénaire, qui a le regard malicieux en permanence. C’est le type d’homme que vous avez du mal à imaginer en colère. Toutes ses rides marques la joie de vivre, le rire.
 Il était en compagnie d’une vieille douairière habitant dans un autre immeuble de la rue. Je la connais de vue. L’opposée de l’homme : elle fait la g... 365 jours par an. Ma petite mamie, qui la connaît de vue depuis des années, ne l’a jamais vu sourire, ni même aimable. Les voir ensemble était plutôt surprenant... Et plus encore de constater qu’ils étaient main dans la main !
 Veuf depuis 5 ans, et les veuves ne manquant pas dans la quartier, quelle surprise de le voir avec une des plus âgées (beaucoup plus que lui, ou elle trompe son monde) et la plus rébarbative (pas une seule femme du quartier ne lui arrive à la cheville) ! Elle ne s’est pas arrangée en sa compagnie. La g..., ni bonjour, ni au revoir, rien, mais je sentais son regard glacé derrières ses lunettes noires... Elle se prend pour une star, ou quoi ? Le temps ne s’y prêtait pas.
(à suivre)

30.08.2009

Baccalauréat, opéra, ambition

C’est ma sœur Katia qui fut la première de la famille à tenter le baccalauréat en candidate libre, et l’avait obtenu avec mention. Elle avait 16 ans et était en seconde. Depuis, les filles de la famille, moins les garçons, sont nombreuses à essayer d’en faire autant. La plus jeune en avait 15 et l'a tenté à la fin de ce qui est la 3e chez vous. Tiens ? aurions nous, nous les filles de la famille, le même slogan qu'Obama "yes, we can !" ? Copieur !

Par contre, plusieurs d’entre elles, baccalauréat en poche, ne savent pas encore quelle orientation prendre, quel métier faire. Katia était assise entre deux chaises. D’un côté elle voulait faire infirmière pour avoir un métier « sûr », faire de l’humanitaire en partant avec Médecin sans Frontière. Ceci pour son côté terre à terre. Mais son rêve était de devenir chanteuse d’opéra. C’est elle qui m’a fait découvrir et apprécier l’opéra. 

Par contre, si Katia fut, et est encore, mon modèle pour bien des choses, je n’ai jamais eu l’envie de suivre cette voix. Je n’aime pas chanter, et je n’en ai pas la capacité ! Et ce travail ! Attendez ! Elle n’était pas une pro, était encore ado,  mais elle vocalisait et chantait au minimum trois heures par jour ! Une passion ! Je préfère quand même la mienne !

Je reste sans voix devant ceux qui ont ce talent. Outre le fait de savoir chanter, comment font-ils, et elles, pour mémoriser les livrets, et la manière de les interpréter ?

17.08.2009

impudique, moi ?


 On m’a reproché d’être… impudique ! Non, pas corporellement, mais parce que je parle de ma recherche d’une maison. « en ces temps de crises, c’est indécent ! » si je n’en parle pas, d’autres me reprochent mon hypocrisie ! Allez donc savoir sur quel pied danser ! 

 Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais si l’on a un petit capital, autant en profiter, et par la même occasion, de participer à son niveau à la reprise économique, non ? L’empathie a du bon, mais pas au point de s’empêcher totalement de vivre, non ?

 

16.08.2009

Des voisins, oui, mais pas trop proches

 La difficulté de trouver la maison de mes rêves réside, en fait, à l’une de mes exigences les plus farouches : ne pas avoir de voisins trop proches. Oh, je ne demande pas à avoir une maison aussi isolée que celle de Gianni, mais je n’ai pas envie de voir de murs en face de mes fenêtres ! Lorsque je discute avec des amis habitants dans des maisons, leurs voisins peuvent être encore plus pénibles que ceux que l’on a lorsqu’on vit en appartement. Lorsqu’ils m’en parlaient, je pensais qu’ils exagéraient, jusqu’au moment où je passais quelques jours chez eux. Là, j’ai tout compris !

 Je pensais avoir découvert la maison idéale. Juste assez de terrain sur les côtés pour ne pas être les uns sur les autre, et des champs derrière. Renseignements pris, les champs en question sont appelés à disparaître dans un avenir proche, et de nouvelles constructions sortiront de terre. Quelles seront-elles ? Prudence ! Je n’achète donc pas, et la prospection continue

Toutes les notes