03.11.2009

« Nous, les femmes, on a nos marques » ????


 « Nous les femmes, on a nos marques »? Remarque qui a été faite à un de mes amis, qui me demande ce que j’en pense… Je précise que cela concernait les produits d’hygiène et de beauté, et que par « marque » elle entendait en plus « tel produit de telle marque ». Pas question de prendre un autre produit de la même marque.
 Est-ce typique aux femmes ? Je ne le pense pas.
 Mais en tous les cas, je ne suis pas particulièrement fidèle aux marques, aux produits. J’aime changer. pour les soins capillaires, j’ai une marque que je privilégie, mais sans y être spécialement attachée. Et contrairement à celle qui parlait, je suis « attachée » à la marque, mais pas spécifiquement à un produit ou à un autre.
 Même question parfum, je n’ai pas de marque. Plusieurs de mes connaissances sont repérables ne serait-ce qu’avec le sillage qu’elle laissent derrière elles. Ce qui n’et pas du tout mon cas. J’ai plusieurs flacons, et me parfume selon l’humeur du moment, et, une fois vides, je ne rachète pas forcément les mêmes…
 Et vous, femmes et hommes, avez-vous vos marques ?

 

18.09.2009

Merci Bifane

Quelque chose a changé...
Le monde est cendre
Et le ciel s'est figé.
Onze septembre.

Le feu, les cris, la mort...
La vie détruite...
Et la loi du plus fort
Encore écrite.

Cette encre, c'est du sang,
Ce sont des larmes,
Le mal s'applaudissant,
Le choix des armes...

Vacarme terrifiant
Puis le silence,
Et rien, rien d'édifiant,
Que la souffrance.

Au nom de quoi, de qui,
Cette folie ?
Qu'est-ce qui vaut le prix
De tant de vies ?

Quelque chose a changé...
Le monde est cendre
Et le ciel s'est figé.
Onze septembre.

Posté par Bifane sur mon blog, ici

30.08.2009

Baccalauréat, opéra, ambition

C’est ma sœur Katia qui fut la première de la famille à tenter le baccalauréat en candidate libre, et l’avait obtenu avec mention. Elle avait 16 ans et était en seconde. Depuis, les filles de la famille, moins les garçons, sont nombreuses à essayer d’en faire autant. La plus jeune en avait 15 et l'a tenté à la fin de ce qui est la 3e chez vous. Tiens ? aurions nous, nous les filles de la famille, le même slogan qu'Obama "yes, we can !" ? Copieur !

Par contre, plusieurs d’entre elles, baccalauréat en poche, ne savent pas encore quelle orientation prendre, quel métier faire. Katia était assise entre deux chaises. D’un côté elle voulait faire infirmière pour avoir un métier « sûr », faire de l’humanitaire en partant avec Médecin sans Frontière. Ceci pour son côté terre à terre. Mais son rêve était de devenir chanteuse d’opéra. C’est elle qui m’a fait découvrir et apprécier l’opéra. 

Par contre, si Katia fut, et est encore, mon modèle pour bien des choses, je n’ai jamais eu l’envie de suivre cette voix. Je n’aime pas chanter, et je n’en ai pas la capacité ! Et ce travail ! Attendez ! Elle n’était pas une pro, était encore ado,  mais elle vocalisait et chantait au minimum trois heures par jour ! Une passion ! Je préfère quand même la mienne !

Je reste sans voix devant ceux qui ont ce talent. Outre le fait de savoir chanter, comment font-ils, et elles, pour mémoriser les livrets, et la manière de les interpréter ?

27.08.2009

Stratégie et monopole

Je vous avais parlé de la volonté d'Abuelita à ce que les filles de la famille, mais aussi du village, fassent des études et puissent être autonomes. Dans un premier temps, lorsque vous êtes encore enfant (fille ou garçon) , ado, elle s’intéresse à vos aspirations, et vous aiguillonne pour vous faire parvenir à votre but, et si vous ne savez pas trop quoi faire, elle vous suggère des métiers.

Et c’est là que vous voyez le fin stratège qu’elle est !

Au départ, elle pense « Hacienda » et vous oriente vers un métier pouvant être utile au domaine ou à la communauté. C’est ainsi que David, mon second frère, tout comme mon oncle auparavant, ont fait des études de vétérinaires. Avant eux, il n’y en avait pas dans la région ... Très utile pour l’Hacienda, mais aussi pour les autres éleveurs.

Il fallait aller dans la ville voisine pour trouver un notaire... Elle a suggéré à certains de faire les études appropriées...  Mission réussie, la région à son cabinet. Les enfants du pharmacien du village ne faisaient pas le même métier ? Elle a persuadé quelques petits-enfants de faire ce métier, et au moment du départ en retraite du pharmacien, ils ont repris l’officine...

Ouverture aussi d’un cabinet de dentiste. (comme le matériel est cher, ma cousine a commencé avec du matériel d’occasion, cela faisait très archaïque !)

Comme plusieurs sont devenus médecins généralistes, il était impossible de tous les installer dans la région. A tous, elle leur disait « pourquoi veux-tu t’installer dans une ville ? D’accord, tu as des distractions, mais de la concurrence aussi ! Installe-toi dans un coin reculé où tu n’auras pas de collègue ou si peu ! » ceux qui l’ont écouté gagnent mieux leur vie que ceux qui se sont installés en ville.

19.08.2009

Comment peut-on bouder à s'en punir ?

L’orage est dans l’air. Pas au dehors, dedans.
 Xin-Xin, pour la première fois depuis qu’il est marié, a osé se rebeller, et Hsueh Ju ne peut pas l’encaisser. Je n’arrive pas à comprendre cette fille. Eternellement insatisfaite ! D’après Xin-Xin, c’est de famille car les sœurs et la mères sont pareilles.
 Au moment de partir, alors que les réservations étaient faites, payées, que leurs amis les attendaient, Hsueh Ju a décrété qu’ils ne partaient plus. Comme ça, sans raison apparente. Son asociabilité reprenant le dessus. Xin-Xin qui se réjouissait de ce week-end n’a pas voulu l’écouter. Il irait, avec ou sans elle. (Enfin ! Xin-Xin ne baissant pas les bras !) et il est parti… seul.
 Depuis, Hsueh Ju boude. Et lorsqu’elle boude, elle boude tout le monde ! Mais tout le monde ! Elle refuse même de parler au téléphone avec ses amies ou sa famille, reste enfermée dans sa chambre lorsque nous sommes là…
 4 semaines que ça dure ! 4 semaines ! Vous vous rendez compte ?
 Je ne veux pas m’en mêler, même si ça me démange de la secouer un peu (beaucoup !) Si Blas avait agit de la sorte, j’aurais explosé depuis longtemps ! Je ne supporte pas les boudeurs, plus encore ceux qui font payer à tous la « faute » d’un seul !
4 semaines !!!

13.08.2009

Entre femmes asexuelles - Hommes interdits -

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Je dirais bien « messieurs, c’est pas pour vous, passez votre chemin », mais c’est justement qu’ils vont lire… Jajaja ! Qu’importe, puisqu’au départ, c’était la conversation d’une femme vers un homme. Quoiqu’un peu surprenante.

Le thème en lui-même ne l’était pas (surprenant), et est souvent abordé, mais entre partenaires, entre sexuels. Mais entre une hypo (ou A ?) n’ayant pas d’attirance pour l’homme A en question, c’est plus surprenant… Tout au moins, à mes yeux, peut-être pas aux vôtres ?

Ils se promenaient en ville, lorsque, passant devant une boutique de dessous chics, elle aborda le sujet de la lingerie. Critiquant les dessous sexy pour leur inconfort, et ne ventant qu’une marque (pas de pub ici) de culottes en coton. Il me rapporta leur conversation, surpris que son amie aborda un tel sujet, elle qui est hyper discrète habituellement. Il m’en a parlé, car on ne se cache rien, ou presque, mais il est vrai que nous n’avions  jamais discuté de cela ensemble, et que, d’ailleurs, nous n’avions pas approfondi la question. Il s’est contenté de me rapporter sa surprise.

Si j’aborde le sujet ici, ce n’est pas pour parler d’eux (ils sont la source d’inspiration du billet) mais parce que la réflexion de son amie soulève une question. Expédit, quitte à passer pour un pervers (après le coup des poils, tu dois être catalogué !), tu pourrais reprendre la question de ce billet sous forme de sondage.

Je me demandais si les asexuelles  se contentaient de dessous confortables, ou si elles pouvaient en mettre des prétendument « sexy » pour elles-mêmes ? Et les hommes A ? (quoique en matière de dessous, comme pour les chaussures, ils ne sont pas gâtés, les pauvres !)

Je me lance (messieurs, fermez les yeux !). Lorsque je travaille, sous mon uniforme, je recherche avant tout le confort, et mon choix ira plutôt vers le coton. Par contre, en dehors, j’aime porter de la lingerie fine, de la dentelle, pas dans le but d’être sexy, mais parce que je trouve ça beau. Même si personne ne me voit avec, je « le sens », et je me vois… je dois ajouter que lorsque je vais voir un médecin, je ne suis jamais en dessous sexy…

Et vous, alors ? Et ces messieurs A (je suis certaine qu’ils ont continué à zieuter !), comment jugent-ils la lingerie fine ? (Expédit ! Une autre question pour toi à poser !)  

 

10.08.2009

Le Petit Blanc...

Lorsque je suis allée à New-York pour la commémoration du 11 septembre, j’avais eu l’occasion d’y rencontrer Cynthia, une voisine de ma nièce et conscrite Kira, fille de mon frère aîné José-Luis, celle qui vit à Chicago. Depuis, nous échangeons quelques mails de temps à autres.

Notons que Cynthia, beau brin de fille, pourrait être qualifiée de « Noire de chez Noire » ! Je n’ai vu de peau plus foncée que la sienne. Détail qui a son importance pour la suite.

Nous (Kira et moi, et bien d’autres) venons d’avoir de ses nouvelles, après des mois de silence, et une certaine inquiétude sur son sort. Elle a quitté les Etats-Unis et vit à présent à Castries, St Lucia. Une vie certainement beaucoup plus agréable que celle qu’elle avait à Chicago, d’autant qu’elle travaille pour une société de locations de bateaux, comme hôtesse à bord. L’océan et le soleil ! 

Pourtant, jamais ses amies n’auraient imaginé la voir partir ainsi (personnellement, je ne la connais pas assez pour m’en faire une idée), d’autant qu’elle est partie à l’aventure, sans but précis. Plus qu’un départ, une fuite.

Et c’est là que réside tout le mystère, car elle refuse d’en parler, de s’expliquer : pour elle, il n’était pas question de rester au lendemain de l’élection du « Petit Blanc » comme elle l’appelle ! (allez ! Un effort d’imagination, et vous saurez de qui elle parle !) Nous avons l’impression que c’est une aversion envers l’homme, plus que ses idées. Mais à un tel point que pour la première fois de sa vie elle avait voté Républicain ! Et selon une autre amie de Kira, il ne serait pas surprenant que Cynthia aille jusqu’à renoncer à sa citoyenneté américaine. Tout cela à cause d’un homme politique ? J’en suis effarée ! Je regrette qu’elle refuse de nous en donner la raison. Reconnaissons lui une chose : elle n’essaye pas de vous convaincre dans son aversion, respecte ceux qui l’apprécient. Elle n’a jamais eu de propos racistes envers les Blancs autrement, uniquement lorsqu’elle parle de lui. Je pense que c’est plus pour faire le contrepoids des propos usuels le concernant...

 Mais depuis ma rencontre avec elle, lorsque je le vois à la TV je pense « tiens ? Le Petit Blanc ! » car je trouve le contraste rigolo. Quant à avoir une idée sur lui, je n’ai pas encore eu le temps de m’intéresser à sa politique. D’ailleurs, j’ignore s’il en est de même pour vous, quelque part, je m’interdis de juger les politiciens des autres pays. Un peu comme de la « non ingérence »... D’ailleurs, vu le peu de temps que je passe dans mon pays, je me demande si je vais continuer de faire mon « devoir » électoral... ?

29.07.2009

Et une de plus !!!

 Ma sœur Aurora, qui fêtera ses 41 ans en fin d’année, vient de mettre au monde son 5e enfant, et c’est une fille plus dans la famille, Guadalupe ! La différence d’âge entre elle et son frère aîné est encore plus importante que la mienne avec Jose Luis, puisque 21 ans les séparent (contre 20). Et figurez-vous que, la grossesse s’étant bien passée, Aurora voudrait tenter d’en avoir encore un autre en 2010. 

 De notre fratrie, elle prend la tête en nombre d’enfants. Tout mon contraire, n’est-ce pas ?

 Lorsque je lui ai dit, elle m’a fait une remarque intéressante. Une chose que l’on ne m’avait jamais dite. Ma sœur Katia, mon modèle, n’était pas très chaude à l’idée d’avoir des enfants. Oh, elle les adorait, et Aurora est certaine que Katia aurait adoré être maman, mais si, et seulement si, elle n’avait pas pu faire carrière dans l’opéra, par peur de perdre sa voix. il semblerait qu’il y ait un risque.

 Nous ne saurons jamais si elle en aurait eu ou non, mais vous pouvez imaginer mon trouble de découvrir un point commun de plus avec cette sœur, même si nos motivations étaient légèrement différentes. Sans mon métier, peut-être me serai-je découvert quelque instinct maternel ?

13.07.2009

Michael

J’ai attendu quelques jours avant de parler de Michael Jackson sur mon blog. Un article au milieu de milliers d’autres, ce pouvait attendre, d’autant que ce que j’avais à dire était parmi mes brouillons depuis quelques semaines.
 Je n’étais pas une fan. J’aimais certaines de ses chansons, d’autres moins, mais ce n’était pas au point d’acheter ses albums.
 Il y a quelques mois, j’avais été sidérée par la réaction d’une copine, Rebecca, alors que nous parlions qu’il n’y a pas forcément d’âge pour aimer tel ou tel artiste, et de citer une septuagénaire adorant Michael Jackson. Rebecca avait décrété, glaciale :
 - Michael Jackson ? J’aime pas ! Enfin, c’est pas que j’aime pas ses chansons, mais j’aime pas l’homme...
 S’en suivait son argumentation.
 Pensez-vous qu’elle lui reprochait les affaires de moeurs dont il a été suspecté ? Que nenni ! Il avait « osé changer de couleur de peau ». A ses yeux, le crime était impardonnable ! Il ne pouvait y avoir chef d’accusation plus accablant que celui-là. Pourtant, elle est Blanche ! (plus Blanc qu’elle, tu meurs !)
 J’étais, et suis encore, sidérée qu’on puisse venir à détester un artiste uniquement parce qu’il change de physique. Bien entendu, elle lui reprochait aussi la chirurgie esthétique. Il n’aurait rien dû changer, mais rien.
 Ce qui est dommage, c’est que Rebecca ne rencontrera probablement jamais Tina, une autre copine, Afro-Américaine. A l’opposé de Rebacca, on peut dire « plus Noire qu’elle, tu meurs ! » Tina, elle, ne s’offusque pas du tout des changements physiques de Michael.
 Personnellement, je le préfère au moment de l’album Bad.
 Ce que je disais initialement dans cet article, avant d’apprendre sa disparition, est : «  Mais qu’on le laisse en paix, c’est sa peau, son corps ! »
 En tous les cas, quelque fut son physique, il ne rentre pas en compte dans la qualité de ses chansons !
 J’entends souvent des critiques envers les Noir(e)s qui veulent s’éclaircir, mais jamais l’inverse, celles et ceux qui se font bronzer à outrance... C’est un changement de couleur aussi ! (Attention ! Ce n’est pas une critique ! Je commence à me méfier de l’interprétation de mes écrits, constatant beaucoup trop de dérives !)

P.S. : pour éviter tout malentendu, je tiens à préciser que, même si ça ne se voit pas sur la photo, j’ai également du sang Noir dans les veines et que j’en suis fière !

30.06.2009

Pas maternelle

James et Jeane, des amis de Xin-Xin, viennent d’avoir une petit fille.
Nous sommes allés les voir. Un beau bébé.
Mais je me suis amusée à regarder les adultes autour du bébé. C’est incroyable comme souvent un bébé nous infantilise. Toutes les grimaces et débilités que l’on peut faire !
Mais, une fois de plus, je me suis vraiment rendue compte combien je n’ai pas la fibre maternelle. Je n’avais pas envie de prendre le bébé dans mes bras, de m’éterniser auprès de lui.  
Cela pourrait-il expliquer mon asexualité ? J’en doute, il n’y a qu’à voir notre ami Gianni et son désir d’enfants !

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