02.01.2010

Réponses à Cybèle (1)

Je vais répondre ici aux commentaires de cybelle sur ce blog, à la suite des notes sur Sonny,

« si tu te sens vraiment bien avec l'asexualité, ça résonné réconfortant du moment ou on n'est plus concentré sur la satisfaction de ses besoins naturels on est lucide et clairvoyant, on dépasse le physique pour toucher le fond, c'est fatiguant de se sentir tout le temps frustré seulement parce qu'on est pas sous la couette!! »

Quels besoins naturels ? Quelle frustration ?
Car, justement, pour les asexuels, tout cela n’existe pas ! Je n’ai JAMAIS eu de désirs sexuels, je me forçais à pratiquer uniquement par amour, et même si j’avais des orgasme, ma frustration était celle de ne pouvoir être moi : sans sexualité !
Malheureusement, les « sexuels » ont beaucoup de mal à nous comprendre.

« une femme ne poste par trois notes successives pour parler de la beauté d'un homme quand elle est seulement intéressée par le côté esthétique de la chose!! »

Trois notes, qui en réalité n’en étaient qu’une ! Mais j’ai été briefée par d’autres blogueurs : éviter trop de billets longs. Et faire « durer le plaisir » : quand on a pas toujours quelque chose à dire, comme moi, et que l’on ne veut pas frustrer le lecteur, on publie petit à petit. Et puis j’en rajoutait un peu, note d’humour, comme le « Vous ai-je déjà dit : « Ce qu’il est beau ! » ? »

D’ailleurs, pour la suite, il te faudra attendre demain et les jours suivants !

20.12.2009

Au restaurant

Etes-vous déjà allé dans un restaurant, par exemple, avec quelqu’un de très beau ? Mais vraiment très beau ?
Normalement, lorsque vous commandez, la serveuse (ou le serveur), vous regarde tour à tour, en fonction de qui commande ou parle. N’est-ce pas ? Si vous avez une belle personne de l’autre sexe que le serveur (ou la serveuse), son regard sera peut-être attiré un peu plus souvent par elle. Ca, je le vis parfois. C’est flatteur même pour une asexuelle.
Mais avec Sonny !
Nous n’existions pas ! On nous jetait tout au plus un regard rapide... Les serveuses, aussi bien que les serveurs, ne pouvaient s’empêcher de le regarder, lui ! Si bien que généralement il passe toute la commande ! Mais c’est en le regardant, lui, qu’on demande pour qui tel ,ou tel plat ?
Il nous expliquait que parfois certaines sont tellement captivées qu’elles oublient d’inscrire sur carnet la commande, et il est obligé de répéter.
Et certain(e)s n’hésitent pas à glisser leur N° de téléphone sur un post-it collé aux billets ou à la facture ! Nous en avons été témoins !
Qu’est-ce que ce serait s’il était plus grand ?
Vous ai-je déjà dit : « Ce qu’il est beau ! » ? 

19.12.2009

Les hommes peuvent donc être aussi beaux ?

A l’époque, je vous avais dit combien je trouvais Sonny beau sur les photos.
J’ai enfin fait sa connaissance.
Eh bien, j’avais tord ! Il n’est pas beau, c’est plus que cela !
Que dire ?
Subjuguée ! Je suis littéralement subjuguée par lui !
Oh les filles ! Si vous le voyiez ! En dehors de sa petite taille, je n’ai jamais vu un homme aussi beau, même au cinéma ! Et rien à voir avec ces bellâtres qui crânent parce qu’ils se croient beaux ! Non, d’une simplicité et d’une gentillesse incroyables.
Je suis obligée de me pincer pour m’assurer ne pas avoir rêvé !
Et je ne suis pas la seule à le trouver beau.
Lorsque nous sommes allés nous promener, les hommes devant les femmes derrière, j’ai pu observer que même les Londoniens, que l’on pourrait croire blasés, se retournaient sur son passage ! Les femmes aussi bien que hommes !
Et ses dents ! C’est bien simple, j’ai cru qu’elles étaient fausses, mais non ! Deux rangées de perles ! Ses yeux ! Aaaaah !
Comment est-ce possible d’être aussi beau ? Ne vous faites pas de cinéma : je suis et je reste asexuelle ! Je parle en termes d’esthétiques, pas d’attraction sexuelle !

14.12.2009

Solidarité féminine

 Est-ce parce que je suis, en de nombreux points, un véritable garçon manqué, que je ne ressens pas cette solidarité féminine, dont on me parle tant ? Ni cette espèce de compétition entre les deux sexes ?
 En fait, je me suis rendue compte que Hsueh Ju est très mal entourée, avec ses deux copines d’enfance, vivant également à Londres. « c’est bien un homme ! » est leur leitmotiv, avec tout le mépris possible dans la voix. A se demander pourquoi elles sont casées toutes les deux ! Le problème est que Hsueh Ju est un peu trop influençable, et elle se laisse manipuler par les deux sorcières.
 J’essaye de ne pas trop m’immiscer dans leur couple,mais il me démange de dire à Hsueh Ju d’ouvrir les yeux, et de constater la perle d’époux qu’elle a ! Tout ce qu’il peut faire, ne serait-ce que supporter ses caprices et ses bouderies ! Je me demande combien d’hommes seraient capables de rester à ses côtés sans la plaquer ou la cogner ?
 Finalement, je suis surprise de voir le nombre de couples sur ce modèle, où un des conjoints est « insupportable »
 Je reconnais que je ne suis pas un cadeau, que ma relation avec Blas était assez explosive, mais, finalement, il n’y avait ni dominant, ni dominé. Nous étions plus dans le « donnant-donnant ». Nos querelles n ’étaient jamais vraiment profondes, et ne duraient pas (mais sans réconciliation sur l’oreiller ! Surtout pas !)
 Je me demande si je ne vais pas offrir « la mégère apprivoisée » à Hsueh Ju pour son Noël ?

12.12.2009

Intimité

Sur le blog de Cybelle, son billet du  octobre 2009, Intimité,  m’a inspiré cette réflexion. Je vous conseille d’aller lire son billet avant de poursuivre, pour mieux comprendre le mien. Petit résulté ultrarapide si vous n’avez pas le temps d’aller chez Cybelle  (mais ce serait un tort !). Un mari découvre le journal intime de sa femme, le lit (oh le vilain !) et découvre que si elle l’aime passionnément, elle ne supporte pas leurs étreintes. Atteint dans son honneur de mâle, il la quitte, sans même lui donner la possibilité de s’expliquer (oh le lâche !)

Extrait « Mais il était terrifié pace que apart l’amour il y’avait une contradiction qu’il n’avait pas su expliquer, sa femme n’aime pas coucher avec lui, elle ne supporte pas qu’il la touche, elle n’éprouve aucun plaisir, elle se sent malheureuse, mais elle ment pour ne pas le blesser, elle fait toute une comédie de frissons, de gémissements, elle arrive jusqu’à l’aborder elle-même pour ne pas qu’il sache qu’en réalité elle a envie de fuir quand elle le voit nu!»
Quelle contradiction ? Encore et toujours cette ânerie concernant la sexualité et l’amour, voulant, exigeant, que l’on éprouve désir et plaisir lorsqu’on est amoureux. Dans ce cas, pourquoi tant de femmes frigides, et pourquoi tant d’hommes volages ?

Premières constations : exemple parfait du complexe de beaucoup d’hommes avec leur virilité et les « prestations » qui en découlent. Ils ne peuvent imaginer être un mauvais coup. (et pourtant...)

Si ses étreintes ne comblent pas sa partenaire, que faire ? Je pense que si elle l’aime, elle simulera, pour qu’il ne se sente pas diminué (un gros nul, si vous préférez), par amour elle acceptera de jouer ce jeu, ne le repoussera pas, et,  comme le disait Gianni sur AVEN : elle ne prendra pas un livre pendant que... (pourtant, c’est vrai que ça démange de le faire ! Enfin, moi, c’étaient mes cours, non pas parce que Blas était nul au pieu, mais parce que le sexe m‘enquiquine.)

Extrait « C’était déjà tard pour se confesser, mais il y’a une leçon à tirer de cette malheureuse histoire, (comme dans les films américains), d’abord en couple il faut tout dire, le pire avant le meilleur »

Parler de la sexualité est si délicat. Comment expliquer à son partenaire que vous ne ressentez pas de plaisir ? Si vous avez déjà connu l’orgasme, vous pouvez le dirigez, mais si l’orgasme vous est inconnu, que faire ? Et comment dire à un homme, sans le froisser, que ce n’est pas l’extase ? Atteint dans sa dignité de mâle, ou il sera mortifié,  ou il vous accusera d’être la seule responsable.

Dans le cas de cette femme, comment dire que votre mari vous répugne ? Surtout lorsque vous aimez ! La seule solution est de simuler, si on y arrive. C’est hypocrite, mais qu’elle autre solution ?

Pour ceux qui l’ignorerait encore, je suis asexuelle jusqu‘aux bouts des ongles. Je n’ai jamais eu de désirs, même si je ne suis pas frigide. Dans ma relation avec Blas, contrairement à cette femme, j’ai pu m’exprimer avec lui. Il avait beau être très « macho » pour beaucoup de choses, avoir du mal à capter que je puisse éprouver du plaisir, mais ne jamais avoir envie, de nous « obliger » à des compromis mutuels (et lui donner ma bénédiction pour aller voir ailleurs). Oui, j’étais chanceuse avec Blas.

Je ne peux pas parler de cette « répulsion » évoquée dans le texte, même si j’avais une angoisse chaque soir en me couchant, à l’idée que Blas puisse avoir envie. Mais ça, je n’ai jamais pu le lui dire. Peut-être y aurais-je été forcée si nous avions vécu sous le même toit pendant des semaines, des mois. Mais lui à New York, moi en Europe, chacun tenant à son emploi... Ça aidait bien ! Et par la suite, si jamais nous avions vécu ensemble, les longs courriers m’auraient tenue éloignée de lui...

Extrait : « le lit c’est la vie »

 Jajaja ! « juste pour procréer » répondront les A dont je me fais la porte parole ici ! Je sais, pour les S, c’est différent !

03.11.2009

« Nous, les femmes, on a nos marques » ????


 « Nous les femmes, on a nos marques »? Remarque qui a été faite à un de mes amis, qui me demande ce que j’en pense… Je précise que cela concernait les produits d’hygiène et de beauté, et que par « marque » elle entendait en plus « tel produit de telle marque ». Pas question de prendre un autre produit de la même marque.
 Est-ce typique aux femmes ? Je ne le pense pas.
 Mais en tous les cas, je ne suis pas particulièrement fidèle aux marques, aux produits. J’aime changer. pour les soins capillaires, j’ai une marque que je privilégie, mais sans y être spécialement attachée. Et contrairement à celle qui parlait, je suis « attachée » à la marque, mais pas spécifiquement à un produit ou à un autre.
 Même question parfum, je n’ai pas de marque. Plusieurs de mes connaissances sont repérables ne serait-ce qu’avec le sillage qu’elle laissent derrière elles. Ce qui n’et pas du tout mon cas. J’ai plusieurs flacons, et me parfume selon l’humeur du moment, et, une fois vides, je ne rachète pas forcément les mêmes…
 Et vous, femmes et hommes, avez-vous vos marques ?

 

17.09.2009

Merci Bifane

Quelque chose a changé...
Le monde est cendre
Et le ciel s'est figé.
Onze septembre.

Le feu, les cris, la mort...
La vie détruite...
Et la loi du plus fort
Encore écrite.

Cette encre, c'est du sang,
Ce sont des larmes,
Le mal s'applaudissant,
Le choix des armes...

Vacarme terrifiant
Puis le silence,
Et rien, rien d'édifiant,
Que la souffrance.

Au nom de quoi, de qui,
Cette folie ?
Qu'est-ce qui vaut le prix
De tant de vies ?

Quelque chose a changé...
Le monde est cendre
Et le ciel s'est figé.
Onze septembre.

Posté par Bifane sur mon blog, ici

30.08.2009

Baccalauréat, opéra, ambition

C’est ma sœur Katia qui fut la première de la famille à tenter le baccalauréat en candidate libre, et l’avait obtenu avec mention. Elle avait 16 ans et était en seconde. Depuis, les filles de la famille, moins les garçons, sont nombreuses à essayer d’en faire autant. La plus jeune en avait 15 et l'a tenté à la fin de ce qui est la 3e chez vous. Tiens ? aurions nous, nous les filles de la famille, le même slogan qu'Obama "yes, we can !" ? Copieur !

Par contre, plusieurs d’entre elles, baccalauréat en poche, ne savent pas encore quelle orientation prendre, quel métier faire. Katia était assise entre deux chaises. D’un côté elle voulait faire infirmière pour avoir un métier « sûr », faire de l’humanitaire en partant avec Médecin sans Frontière. Ceci pour son côté terre à terre. Mais son rêve était de devenir chanteuse d’opéra. C’est elle qui m’a fait découvrir et apprécier l’opéra. 

Par contre, si Katia fut, et est encore, mon modèle pour bien des choses, je n’ai jamais eu l’envie de suivre cette voix. Je n’aime pas chanter, et je n’en ai pas la capacité ! Et ce travail ! Attendez ! Elle n’était pas une pro, était encore ado,  mais elle vocalisait et chantait au minimum trois heures par jour ! Une passion ! Je préfère quand même la mienne !

Je reste sans voix devant ceux qui ont ce talent. Outre le fait de savoir chanter, comment font-ils, et elles, pour mémoriser les livrets, et la manière de les interpréter ?

27.08.2009

Stratégie et monopole

Je vous avais parlé de la volonté d'Abuelita à ce que les filles de la famille, mais aussi du village, fassent des études et puissent être autonomes. Dans un premier temps, lorsque vous êtes encore enfant (fille ou garçon) , ado, elle s’intéresse à vos aspirations, et vous aiguillonne pour vous faire parvenir à votre but, et si vous ne savez pas trop quoi faire, elle vous suggère des métiers.

Et c’est là que vous voyez le fin stratège qu’elle est !

Au départ, elle pense « Hacienda » et vous oriente vers un métier pouvant être utile au domaine ou à la communauté. C’est ainsi que David, mon second frère, tout comme mon oncle auparavant, ont fait des études de vétérinaires. Avant eux, il n’y en avait pas dans la région ... Très utile pour l’Hacienda, mais aussi pour les autres éleveurs.

Il fallait aller dans la ville voisine pour trouver un notaire... Elle a suggéré à certains de faire les études appropriées...  Mission réussie, la région à son cabinet. Les enfants du pharmacien du village ne faisaient pas le même métier ? Elle a persuadé quelques petits-enfants de faire ce métier, et au moment du départ en retraite du pharmacien, ils ont repris l’officine...

Ouverture aussi d’un cabinet de dentiste. (comme le matériel est cher, ma cousine a commencé avec du matériel d’occasion, cela faisait très archaïque !)

Comme plusieurs sont devenus médecins généralistes, il était impossible de tous les installer dans la région. A tous, elle leur disait « pourquoi veux-tu t’installer dans une ville ? D’accord, tu as des distractions, mais de la concurrence aussi ! Installe-toi dans un coin reculé où tu n’auras pas de collègue ou si peu ! » ceux qui l’ont écouté gagnent mieux leur vie que ceux qui se sont installés en ville.

19.08.2009

Comment peut-on bouder à s'en punir ?

L’orage est dans l’air. Pas au dehors, dedans.
 Xin-Xin, pour la première fois depuis qu’il est marié, a osé se rebeller, et Hsueh Ju ne peut pas l’encaisser. Je n’arrive pas à comprendre cette fille. Eternellement insatisfaite ! D’après Xin-Xin, c’est de famille car les sœurs et la mères sont pareilles.
 Au moment de partir, alors que les réservations étaient faites, payées, que leurs amis les attendaient, Hsueh Ju a décrété qu’ils ne partaient plus. Comme ça, sans raison apparente. Son asociabilité reprenant le dessus. Xin-Xin qui se réjouissait de ce week-end n’a pas voulu l’écouter. Il irait, avec ou sans elle. (Enfin ! Xin-Xin ne baissant pas les bras !) et il est parti… seul.
 Depuis, Hsueh Ju boude. Et lorsqu’elle boude, elle boude tout le monde ! Mais tout le monde ! Elle refuse même de parler au téléphone avec ses amies ou sa famille, reste enfermée dans sa chambre lorsque nous sommes là…
 4 semaines que ça dure ! 4 semaines ! Vous vous rendez compte ?
 Je ne veux pas m’en mêler, même si ça me démange de la secouer un peu (beaucoup !) Si Blas avait agit de la sorte, j’aurais explosé depuis longtemps ! Je ne supporte pas les boudeurs, plus encore ceux qui font payer à tous la « faute » d’un seul !
4 semaines !!!

Toutes les notes