Sur le blog de Cybelle, son billet du octobre 2009, Intimité, m’a inspiré cette réflexion. Je vous conseille d’aller lire son billet avant de poursuivre, pour mieux comprendre le mien. Petit résulté ultrarapide si vous n’avez pas le temps d’aller chez Cybelle (mais ce serait un tort !). Un mari découvre le journal intime de sa femme, le lit (oh le vilain !) et découvre que si elle l’aime passionnément, elle ne supporte pas leurs étreintes. Atteint dans son honneur de mâle, il la quitte, sans même lui donner la possibilité de s’expliquer (oh le lâche !)
Extrait « Mais il était terrifié pace que apart l’amour il y’avait une contradiction qu’il n’avait pas su expliquer, sa femme n’aime pas coucher avec lui, elle ne supporte pas qu’il la touche, elle n’éprouve aucun plaisir, elle se sent malheureuse, mais elle ment pour ne pas le blesser, elle fait toute une comédie de frissons, de gémissements, elle arrive jusqu’à l’aborder elle-même pour ne pas qu’il sache qu’en réalité elle a envie de fuir quand elle le voit nu!»
Quelle contradiction ? Encore et toujours cette ânerie concernant la sexualité et l’amour, voulant, exigeant, que l’on éprouve désir et plaisir lorsqu’on est amoureux. Dans ce cas, pourquoi tant de femmes frigides, et pourquoi tant d’hommes volages ?
Premières constations : exemple parfait du complexe de beaucoup d’hommes avec leur virilité et les « prestations » qui en découlent. Ils ne peuvent imaginer être un mauvais coup. (et pourtant...)
Si ses étreintes ne comblent pas sa partenaire, que faire ? Je pense que si elle l’aime, elle simulera, pour qu’il ne se sente pas diminué (un gros nul, si vous préférez), par amour elle acceptera de jouer ce jeu, ne le repoussera pas, et, comme le disait Gianni sur AVEN : elle ne prendra pas un livre pendant que... (pourtant, c’est vrai que ça démange de le faire ! Enfin, moi, c’étaient mes cours, non pas parce que Blas était nul au pieu, mais parce que le sexe m‘enquiquine.)
Extrait « C’était déjà tard pour se confesser, mais il y’a une leçon à tirer de cette malheureuse histoire, (comme dans les films américains), d’abord en couple il faut tout dire, le pire avant le meilleur »
Parler de la sexualité est si délicat. Comment expliquer à son partenaire que vous ne ressentez pas de plaisir ? Si vous avez déjà connu l’orgasme, vous pouvez le dirigez, mais si l’orgasme vous est inconnu, que faire ? Et comment dire à un homme, sans le froisser, que ce n’est pas l’extase ? Atteint dans sa dignité de mâle, ou il sera mortifié, ou il vous accusera d’être la seule responsable.
Dans le cas de cette femme, comment dire que votre mari vous répugne ? Surtout lorsque vous aimez ! La seule solution est de simuler, si on y arrive. C’est hypocrite, mais qu’elle autre solution ?
Pour ceux qui l’ignorerait encore, je suis asexuelle jusqu‘aux bouts des ongles. Je n’ai jamais eu de désirs, même si je ne suis pas frigide. Dans ma relation avec Blas, contrairement à cette femme, j’ai pu m’exprimer avec lui. Il avait beau être très « macho » pour beaucoup de choses, avoir du mal à capter que je puisse éprouver du plaisir, mais ne jamais avoir envie, de nous « obliger » à des compromis mutuels (et lui donner ma bénédiction pour aller voir ailleurs). Oui, j’étais chanceuse avec Blas.
Je ne peux pas parler de cette « répulsion » évoquée dans le texte, même si j’avais une angoisse chaque soir en me couchant, à l’idée que Blas puisse avoir envie. Mais ça, je n’ai jamais pu le lui dire. Peut-être y aurais-je été forcée si nous avions vécu sous le même toit pendant des semaines, des mois. Mais lui à New York, moi en Europe, chacun tenant à son emploi... Ça aidait bien ! Et par la suite, si jamais nous avions vécu ensemble, les longs courriers m’auraient tenue éloignée de lui...
Extrait : « le lit c’est la vie »
Jajaja ! « juste pour procréer » répondront les A dont je me fais la porte parole ici ! Je sais, pour les S, c’est différent !