29.09.2009

Pas de larmes en public

 Abuelita est très affectée par la disparition de José Luis, même si elle ne le montre pas. A cause de son métier, elle a appris à cacher ses émotions. Elle ne pleure jamais en public, même lorsqu’elle a enterré 7 de ses 18 enfants. Et elle a transmis cette caractéristique à ses descendants. Peu d’entre nous arrivent à pleurer en public. Est-ce de la pudeur ou une certaine fierté ? Ceux qui ne comprennent pas cette attitude, nous traitent d’insensibles. 
 Maman, bien qu’étant sa belle-fille, a hérité elle aussi de cette caractéristique. Pourtant, elle était la plus affectée de tous. Perdre un enfant est toujours pénible, mais, imaginez, perdre son fils 24 ans JOUR POUR JOUR après sa fille préférée... Aux obsèques, c’est comme si elle avait suivi deux cercueils, celui de ses deux enfants. Surtout qu’à l’époque, tellement traumatisé, elle avait été hospitalisé à sa descente d’avion, et n’avait pas pu assister aux obsèques de Katia.
 Lors des obsèques, ses yeux étaient secs. Mais lorsqu’on l’observait, on pouvait lire tout son chagrin contenu, ou, bien qu’altière, elle s’affaissait légèrement, régulièrement. Sans papa et David pour la soutenir, elle serait tombée.
 Après l’enterrement, elle est partie s’enfermer dans ce que nous appelons « la chapelle » de l’Hacienda, une pièce que nous avons transformé en lieu de prières, avec crucifix, candélabres, et les photos des chers disparus. Elle voulait y être seule avec son chagrin.

Commentaires

Ce sont des mots de circonstance, Evi et je ne suis pas très à l'aise avec, mais mes sincères condoléances en ces biens douloureux moments de chagrins

Ecrit par : julia | 29.09.2009

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